Gosses de Tokyo

De Yasujiro Ozu  (Japon, 1932, 1h29)
Distributeur Carlotta (format DVD et 35 mm)
Pour tout public à partir de 8 ans

Une famille avec ses deux jeunes garçons s’installe dans la banlieue de Tokyo. Les enfants, victimes de brimades de la part de gosses du quartier, font l’école buissonnière. Le père les force à retourner en classe afin qu’ils deviennent "des gens importants". Mais voyant celui-ci faire des courbettes à son patron, les deux garçons se questionnent sur ses motivations. 

Gosses de Tokyo est le dernier film muet de Yasujiro Ozu, une comédie enchanteresse qui questionne les liens sociaux. Les relations entre les gosses de la banlieue aisée de Tokyo sont mises en évidence et forment l’un des ressorts comiques du film. Le cinéaste capte l’enfance dans son effervescence et souvent dans sa cruauté. Grâce à sa technique originale qui consiste à filmer à hauteur d’enfant, le spectateur est plongé dans le quotidien de ces jeunes de la banlieue de Tokyo. Son œuvre est empreinte d’une belle mélancolie et d’une infinie tendresse pour ses personnages.
Il manie avec virtuosité le burlesque, mais son humour se fonde davantage sur l’expression des visages que sur la gestuelle ou les situations, comme les films burlesques américains de la même époque.

L’art d’Ozu, par sa profondeur et ses silences, induit une musique méditative et essentielle. C’est cette voie exigeante et poétique qui guide les compositions et les improvisations du trio de L’Orchestre de Chambre d’Hôte. Des mélodies qui se développent en douceur, croisent des sonorités primitives et traditionnelles pour tisser une partition équilibrée entre densité et minimalisme. L’art d’Ozu, par sa profondeur et ses silences, induit une musique méditative et essentielle. C’est cette voie exigeante et poétique qui guide les compositions et les improvisations du trio de L’Orchestre de Chambre d’Hôte. Jean-Paul Raffit à la guitare électrique égrène ses arpèges, la flûte traversière d’Isabelle Bagur se fait aérienne, le cor d’Eric Villevière accentue parfois, complice, le burlesque d’une scène. Les instruments, offrent, par leurs timbres singuliers, un accompagnement original qui suit avec sincérité l’évolution des personnages et le fil de cette histoire si touchante.

> formule en solo avec Jean-Paul RAFFIT (guitare folk préparée, effets)
> formule en  trio  avec Jean-Paul RAFFIT (guitare électrique), Isabelle BAGUR (flûte traversière) & Eric VILLEVIERE (cor)

Ce ciné-concert a vu le jour le 7 octobre 2016 au Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège avec le soutien du Conseil Départemental de l’Ariège, des Sites Touristiques Ariège, de la DRAC Occitanie, de la Région Occitanie et de la Sacem.
Coproduction : La Sauce du Casino.

Ce ciné-concert a également été joué au Cinéma Le Casino à Lavelanet (09), au Festival Image de Ville à la Cité du Livre à Aix en Provence et au Cinéma Le Gyptis à Marseille (13)…

Ce ciné-concert figure au catalogue de L'ADRC, Agence pour le développement régional du cinéma.